Hyperconnectivité et droit à la déconnexion : trouver l’équilibre entre bien-être et performance 

Hyperconnectivité et droit à la déconnexion : trouver l’équilibre entre bien-être et performance 

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Introduction à l’hyperconnectivité et au droit à la déconnexion

Comprendre l’hyperconnectivité

L’hyperconnectivité désigne la connexion permanente aux outils numériques. Cette exposition constante, facilitée par les smartphones et les plateformes collaboratives a des conséquences importantes pour les entreprises. En effet, elle améliore la réactivité, mais crée aussi une fatigue mentale croissante et une difficulté à récupérer en dehors des heures de travail. 

Objectif de l’article

Cet article éclaire : 

  • les effets de l’hyperconnexion sur la santé mentale ; 
  • les mécanismes de prévention mis en place par les organisations ; 
  • les bases juridiques du droit à la déconnexion ; 
  • et les solutions concrètes pour instaurer un cadre de travail équilibré. 

Les effets de l’hyperconnexion sur la santé physique et mentale

Une connexion trop important aux outils numériques pour le travail peut avoir des conséquences négatives pour les salariés telles qu’une diminution de la récupération psychologique et une augmentation de l’épuisement professionnel. 

Il existe de nombreux signes ou symptômes de l’hyperconnexion. Ceux-ci peuvent se classer en quatre grandes catégories à savoir : 

  • Les signes physiques tels que, par exemple, les yeux qui piquent, des maux de tête, une fatigue visuelle, des TMS ou encore des troubles cardiovasculaires. 
  • Les signes cognitifs tels que, par exemple, un déficit de l’attention et de la concentration, une diminution de la capacité à prendre des décisions ou encore un sentiment de saturation cognitive. 
  • Les signes émotionnels tels que, par exemple, de l’irritabilité ou encore une addiction à rester connecté. 
  • Les signes sociaux tels qu’une diminution de la communication en face à face et des relations sociales. 

Les entreprises doivent ainsi être attentives à ces différents signes afin de prendre des mesures pour aider les salariés à diminuer cette connectivité ainsi que ses conséquences délétères. 

Le rôle des salariés

De nombreuses actions peuvent être initiées par le salarié lui-même en vue de limiter sa connectivité. En voici quelques exemples : 

  • Prendre des pauses numériques  

Se déconnecter volontairement aide à relâcher la pression mentale. Ces moments favorisent la créativité, la mémoire et la lucidité. C’est une forme moderne de prévention de la fatigue cognitive

  • Rééquilibrer vie personnelle et activité professionnelle 

Définir des limites claires entre vie privée et travail réduit les tensions internes. Cette séparation rétablit l’énergie, renforce les liens sociaux et améliore le bien-être général. 

  • Désactiver les notifications 

Afin de ne plus être tenté de consulter ses mails ou ses dossiers en dehors des heures de travail ainsi que d’être constamment interrompu dans son travail, il peut être utile de désactiver les notifications. 

Le rôle des entreprises

Les entreprises ont aussi un rôle clé à jouer en vue de réduire l’hyperconnectivité. Voici quelques exemples d’actions en la matière : 

  • Avoir une politique claire et partagée de déconnexion 

Les organisations doivent encadrer l’usage des outils numériques. Horaires de communication, priorités de contact et chartes internes permettent d’éviter les dérives et d’instaurer une confiance durable. 

  • Sensibiliser et former le management ainsi que le personnel à l’hyperconnexion 

La prévention passe par la formation à la gestion du stress digital. Les managers doivent apprendre à identifier les signaux de surconnexion et à accompagner leurs équipes vers une pratique plus équilibrée. 

  • Promouvoir une culture qui respecte et valorise les temps de repos 

Afin d’aider les salariés à déconnecter, il est important de promouvoir une culture et des normes sociales qui respectent les temps de pause de chacun (par exemple, ne pas envoyer ou contacter les salariés en dehors des heures de travail, encourager les pauses durant la journée de travail). 

Le cadre juridique du droit à la déconnexion

L’importance du droit à la déconnexion

Le droit à la déconnexion permet à chaque salarié de se protéger contre la surcharge numérique ainsi que de garantir des moments de coupure et de repos essentiels à sa santé psychologique. Au-delà du cadre juridique, il incarne une démarche humaine visant à préserver l’équilibre entre efficacité et sérénité

En Europe, la réglementation en matière du droit à la déconnexion s’est renforcée.  

En France, ce droit est inscrit dans le Code du travail depuis 2017. Plus précisément, l’article L.2242-17 impose aux entreprises de négocier sur la qualité de vie professionnelle, incluant la déconnexion. 

En Belgique, c’est la loi du 3 octobre 2022 qui intègre des mesures de droit à la déconnexion.  

Quant au Luxembourg, le droit à la déconnexion a été intégré dans la loi du 28 juin 2023.  

Ces dispositifs traduisent une conviction commune : aider les salariés à déconnecter des outils numériques pour le travail en dehors du temps de travail. 

L’obligation de prévention

L’employeur doit protéger la santé physique et mentale de ses collaborateurs. Le non-respect de cette obligation peut constituer une faute, engageant sa responsabilité en cas de surcharge numérique avérée. 

Chartes et accords internes

Les politiques de déconnexion se traduisent par des chartes définissant les règles de communication et les modalités de suivi. Ces outils structurent les bonnes pratiques et limitent les malentendus. 

Rôle des représentants du personnel

Les comités sociaux participent à la mise en œuvre des politiques de bien-être numérique. Ils veillent à ce que le cadre défini soit respecté par l’ensemble de l’organisation. 

Conclusion : un nouveau modèle d’équilibre professionnel 

Repenser la performance dans un monde connecté

Le droit à la déconnexion n’est pas une contrainte, mais un atout stratégique. Il incarne une vision du travail centrée sur l’humain. En protégeant le temps de repos, les entreprises soutiennent la créativité, la cohésion et l’efficacité durable. 

Les bénéfices pour les organisations

Une politique de bien-être numérique favorise l’engagement et diminue l’absentéisme. En intégrant la prévention du stress digital, les organisations construisent une performance pérenne et responsable

Une responsabilité partagée

La déconnexion relève d’un dialogue entre salariés et employeurs. En instaurant une culture de respect des rythmes, chacun contribue à un environnement professionnel plus sain, propice à la réussite collective. 

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FAQ – Droit à la déconnexion et hyperconnectivité

Quels sont les impacts de l’hyperconnectivité sur la santé mentale ?

Une exposition continue aux outils numériques est susceptible de réduire la récupération psychologique et ainsi augmenter les risques d’épuisement professionnel. En rétablissant des temps de repos, on favorise la récupération et la stabilité psychologique à long terme.

Comment les entreprises peuvent-elles encourager la déconnexion ?

Les entreprises peuvent initier de nombreuses actions en vue de limiter la connectivité de leurs salariés tels que définir des horaires clairs, limiter les communications hors du temps de travail et former les équipes à une meilleure gestion numérique. Ces initiatives créent un climat de confiance et réduisent les tensions internes. 

Que prévoit la législation belge ?

La Belgique impose depuis 2022 un droit à la déconnexion dans chaque organisation. Cette mesure découle de la loi sur le bien-être au travail et vise à prévenir les risques psychosociaux liés à l’hyperconnexion.

Quels outils peuvent aider à mieux se déconnecter ?

Les applications de planification, les bloqueurs de notifications et les rappels de pause favorisent une utilisation plus équilibrée du numérique. Ces outils contribuent à la gestion consciente du temps professionnel.

Pourquoi la déconnexion améliore-t-elle la performance ?

Parce qu’elle permet au cerveau de récupérer, réduit les erreurs liées à la fatigue et renforce la créativité. Un collaborateur reposé est plus concentré, motivé et durablement performant.


Head of Research & Development